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samedi 24 octobre 2020

Présentation des capacités de l'armée de Terre 2020

Pour illustrer la mise en œuvre de la vision stratégique du CEMAT, l’armée de Terre présente ses capacités, le jeudi 8 octobre 2020, aux auditeurs de l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) ainsi qu’à d’autres invités de marque à Versailles-Satory. Cette année et dans un contexte particulier, le thème est « Une armée de Terre intégratrice pour un engagement de haute intensité ».
 
Cet événement majeur présente les capacités interarmes de l’armée de Terre adaptables à tous les milieux et à toutes les situations.
 
La journée se composée d’une démonstration dynamique et d’une présentation statique.
La 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) est en charge de l’organisation de la démonstration dynamique qui s’articule en trois tableaux successifs : vaincre avec SCORPION dans un conflit de haute intensité, devancer le fait accompli et préparation opérationnelle et posture de protection terrestre.
La 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa) est en charge de l’organisation de la présentation statique.
Elle permet aux visiteurs de s’approcher des matériels majeurs notamment ceux présentés lors de la démonstration dynamique et d’échanger avec les cadres et militaires du rang de l’armée de Terre.

Elle regroupe environ 400 soldats et une quarantaine de véhicules, engins et aéronefs de tous types.




Et pour revenir aussi sur le passé, le patrimoine :
lire (ici) la gazette du patrimoine


samedi 17 octobre 2020

La mort programmée de l’industrie française d’armement exportatrice

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Frégate de défense et d'intervention : le drame grec
Frégate de défense et d'intervention : le drame grec (Crédits : Naval Group)
Quatre forces puissantes pourraient faire s'effondrer l'industrie de défense française, dont le modèle économique est basé sur l'exportation. Une tribune par Vauban, qui regroupe une vingtaine de spécialistes des questions de défense.

La chronique de l'industrie de défense de ces derniers mois illustre à merveille le mot du Roi Lear de Shakerspeare : "C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles." Personne, en effet, ne semble mesurer à quel point l'action de quatre forces puissantes va entraîner la mort cérébrale de l'industrie d'armement exportatrice.

(...) Lire la suite sur "La Tribune"

mercredi 14 octobre 2020

Radicalisation, du risque à la prévention : enjeux politiques, enjeux de société, enjeux éducatifs

Un colloque pour comprendre et pour prévenir 

Ce colloque tenu le 24 janvier 2020, dans l’amphithéâtre Paul Ricœur du lycée Dupuy de Lôme à Lorient, a été co-organisé par Marie-Françoise Breton, Marie-Françoise Couvenhes et Alain Houlou, avec le soutien de l’AMOPA national (Association des membres de l’Ordre des Palmes Académiques), de la section morbihannaise de l’AMOPA, du Carrefour des Humanités Paul Ricœur, association loi de 1901 ayant pour mission l’organisation de conférences de géopolitique, de culture générale et scientifique, de l’IHEDN-AR5 (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale - association régionale Bretagne occidentale), de Lorient Agglomération et du lycée Dupuy de Lôme de Lorient, lieu d’accueil du colloque.

Alain Houlou est président de l'AR5 - IHEDN.

Télécharger ici le compte-rendu résumé de ce colloque.

lundi 12 octobre 2020

Notre revue DÉFENSE se penche sur le sujet des Femmes dans la défense

Parution cette semaine du hors-série 2020 de Défense sur le thème Les femmes dans la défense.



Sortent-elles enfin de l'ombre comme semble le suggérer, en couverture, la célèbre Athéna de Rembrandt, figure tutélaire des associations d'auditeurs et de l'IHEDN ?

Défense vous propose l'avis de "décrypteurs" : haut fonctionnaire à l'égalité des droits au ministère des Armées, historiens, sociologue, syndicalistes de la défense, journaliste, industriel...

Suivent des témoignages de femmes, à la fois exclusifs et exceptionnels par leur niveau et par leur variété d'expériences et de situations : une chef d'Etat en exercice, une députée européenne, une diplomate, des industrielles, des militaires, des chercheures (notamment de l'IHEDN), la présidente de l'association IHEDN/Femmes, une aumônier militaire, la DRH de l'Armée de terre britannique et un regard d'expert sur les femmes militaires aux Etats-Unis.

Ce numéro à conserver s'inscrit dans une histoire qui est la nôtre et qui ne s'écrit pas tout naturellement. C'est à nous de tirer les enseignements de ce que ces autrices et auteurs nous disent aujourd'hui de la place des femmes dans la défense.

samedi 10 octobre 2020

La crise sanitaire comme levier d’opportunités

Vue au salon professionnel Security&Safety meetings de Cannes il y a quelques jours, la société Azur Drones, leader européen du drone autonome, membre de l'AN2V, annonce il y a quelques semaines avoir finalisé une nouvelle levée de fonds auprès d’un investisseur privé français. Le groupe a ainsi levé près de 25 millions d’euros en à peine 4 ans.

Cette nouvelle levée de fonds contribuera à poursuivre le déploiement du drone autonome SKEYETECH en France et à l’international, soutenu par une demande croissante dans le contexte Covid-19.

« La pandémie a mis en évidence un besoin d'automatisation et d'introduction des nouvelles technologies pour garantir la continuité des activités industrielles et limiter l’exposition des agents lors des interventions humaines. La crise économique qui en découle impose également aux entreprises et aux états d’optimiser leurs dépenses indirectes en tirant profit des technologies complémentaires aux dispositifs humains. Notre solution SKEYETECH s’inscrit pleinement dans cette logique et nous nous réjouissons de cette levée de fonds qui va nous permettre d’honorer un portefeuille de commandes en croissance constante. » explique Jean-Marc CREPIN, Président d’Azur Drones.

Dédié à la surveillance des sites sensibles et industriels, le drone autonome SKEYETECH développé par Azur Drones, a été conçu pour être opéré directement par un agent de sécurité. Il ne nécessite en ce sens, aucune compétence préalable, ni certification de télépilote. Le drone s’intègre directement dans le dispositif de sécurité existant pour effectuer des levées de doutes, des rondes périmétriques ou assister les équipes de sécurité en cas d’intervention. Il permet ainsi de renforcer le niveau de sécurité et sûreté des installations tout en rentabilisant les coûts associés à ces opérations.


En savoir plus sur le drone SKEYETECH


À propos d’Azur Drones 

Fondé en 2012, Azur Drones est aujourd’hui un des leaders mondiaux du drone autonome de surveillance. La société a développé le système SKEYETECH, une solution brevetée de drone sans télépilote conçue pour diminuer les risques sur les sites sensibles et industriels. Entièrement intégré au dispositif de sécurité existant, SKEYETECH est opérationnel 24h/24 7j/7 pour réaliser des missions de levées de doutes et des rondes périmétriques. C’est aujourd’hui le premier et unique drone autonome homologué en Europe, preuve du haut niveau de fiabilité et de sécurité de SKEYETECH.

Azur Drones s'est associé en juillet avec AXIS, leader de la vidéo IP, pour mettre au point cette solution de surveillance exceptionnelle.

Basé à Bordeaux, Paris et Dubaï, Azur Drones collabore avec les plus grands donneurs d’ordres nationaux et internationaux. Elle a également noué des partenariats stratégiques avec des leaders mondiaux de la sécurité.

Plus d’informations sur : www.azurdrones.com

À propos d’Axis Communications

En concevant des solutions réseau qui améliorent la sécurité et permettent le développement de nouvelles façons de travailler, Axis contribue à un monde plus sûr et plus clairvoyant. Leader de la vidéo sur IP, Axis propose des produits et services axés sur la vidéosurveillance, l’analyse vidéo, le contrôle d’accès et les systèmes audio. L’entreprise emploie plus de 3000 personnes dans plus de 50 pays et collabore avec des partenaires du monde entier pour fournir des solutions clients adaptées. Axis a été fondée en 1984, son siège est situé à Lund en Suède.

Plus d'information sur : https://www.axis.com/fr-fr


mercredi 7 octobre 2020

La STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE DE DÉFENSE (RAPPORT DU MINISTÈRE DES ARMÉES)



Cette stratégie a pour objectif de faire de la transition énergétique un atout opérationnel pour les armées. Le ministère s’engage ainsi à consommer sûr, mieux et moins pour conserver l’autonomie dont il a besoin et accroître son efficience et ses capacités de résilience.

Son ambition est de réduire la dépendance aux produits pétroliers et de s’adapter à la transition énergétique en intégrant les nouvelles technologies de l’énergie et les carburants de rupture. La maîtrise et l’optimisation des consommations permettra au ministère de réduire son empreinte environnementale.

La maîtrise de la consommation se fera notamment en développant une culture de la sobriété énergétique et en intégrant des exigences d’écoconception et d’efficacité énergétique aux programmes d’armement.

Pour symboliser cette stratégie, le Service des essences des armées (SEA) devient le Service de l’énergie opérationnelle (SEO). Il œuvrera aux côtés de la nouvelle division dédiée à l’énergie au sein de l’État-major des armées (EMA). Une gouvernance robuste et spécifique sera mise en œuvre pour accroître la coordination et répondre de manière transverse aux nombreux enjeux du domaine énergétique. Le Service d’infrastructure de la défense (SID) est également pleinement mobilisé dans cette nouvelle dynamique.

A lire sur THEATRUM BELLI.

samedi 3 octobre 2020

Projet de loi de finances des Armées 2021 - LPM année 3

En 2021, le budget des armées est porté à 39,2 milliards d’euros, soit 1,7 milliard d’euros de plus qu'en 2020, conformément à la loi de programmation militaire. Le projet de loi de finances 2021 des Armées présente ainsi un budget en hausse de 4,5 % par rapport au budget 2020. Montée en puissance des équipements majeurs, soutien à l’économie française et au dynamisme de nos territoires, effort d'investissement pour soutenir l'innovation, recrutement, plan Famille : tour d’horizon des grandes lignes du budget des Armées pour l’an prochain.

A télécharger ici.


jeudi 1 octobre 2020

Les jeunes-IHEDN aux commandes des caméras et micros

Le Général Thierry Burkhard, chef d’état-major de l'armée de Terre, nous présente son métier et les défis à venir pour l'armée de Terre dans notre dernier DROP  : un interview rythmé et décalé avec des personnalités et autorités liées aux questions de défense et de sécurité.  



mardi 29 septembre 2020

Nouvelles des Forces



Brest. Un nouveau patron pour les forces sous-marines..

La brochure "Chiffres clés de la Défense - 2020" est à télécharger ici.

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photo l’amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (alfost) est le vice-amiral d’escadre jean-philippe chaineau. © dr/marine nationale/pm olivier lecomte

L’amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (Alfost) est le vice-amiral d’escadre Jean-Philippe Chaineau.© DR/MARINE NATIONALE/PM OLIVIER LECOMTE

Marié et père de deux enfants, âgé de 57 ans, le vice-amiral d’escadre Jean-Philippe Chaineau est, depuis le 1er septembre 2020, le nouvel amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (Alfost). Il succède, dans cette fonction, à l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, nommé inspecteur général des armées marine (Igam).

25 000 heures de plongée

Admis à l’École navale en 1982, Jean Philippe Chaineau s’est rapidement spécialisé dans la lutte sous la mer. Breveté atomicien de l’école des applications militaires de l’énergie atomique de Cherbourg, l’amiral a passé la majeure partie de sa carrière au sein des forces sous-marines, au service de la dissuasion nucléaire, totalisant plus de 25 000 heures de plongée.

À la mer, il a commandé le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Saphir puis le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Triomphant. À l’état-major d’Alfost, il a commandé successivement les postes de sous-chef d’état-major « opérations » puis de chef d’état-major.

Programme des nouveaux SNA

Admis à la 7e promotion du Collège Interarmées de Défense puis affecté à l’État-major de la Marine nationale en qualité d’officier de programme des nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque, l’amiral Chaineau a également été sous-directeur de la délégation aux affaires stratégiques, chargé du « Contrôle et de la lutte contre la prolifération ».

Auditeur (58e session) du centre des hautes études militaires et de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), il a été nommé contre-amiral en 2014, occupant le poste de sous-chef d’état-major « Plans et programmes » à l’État-major de la Marine.

(Ouest-France)


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Les forces spéciales de l’armée de l’Air & de l’Espace désormais réunies au sein d’une brigade dédiée


SCORPION : Le ministère des Armées commande un second lot de blindés Griffon et Jaguar

mardi 22 septembre 2020

mercredi 2 septembre 2020


Chers ami(e)s, lecteurs de ESPRITSURCOUF,

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Rendez-vous au 7 septembre prochain avec le n°146


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René Occhiminuti
Secrétaire Général
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Directeur
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Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité
7 rue Rosa Bonheur
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mardi 25 août 2020

Chers ami(e)s lecteurs de ESPRITSURCOUF,nous avons le plaisir de vous transmettre le sommaire du n°144 paru ce lundi 10 août sur notre site ESPRITSURCOUF.

Dans la revue de presse un dossier "Spécial Liban"

n°144 du lundi 10 aout 2020

 Cliquer ici pour accéder au site ESPRITSURCOUF

“Le nerf de la guerre” d’Olivier Lahaie
Dans la rubrique LIVRES:

Nous avons été heureux de recevoir, 2 signes de reconnaissance,
- Un message d'un de nos adhérents: "Je  vous  félicite  de  fonctionner  alors  que toute  la  France semble en panne, en vacances. Nombre d'associations sont terrorisées  par le " covid "  et  n'envisagent  rien  même  en septembre  ou  octobre."
- Une demande du CNED (Centre d'enseignement à distance)  pour intégrer dans ses cours des articles d'ESPRITSOURCOUF

Si vous avez quelques observations, suggestions ou recommandations nous en tiendrons compte. Avec Pascal Le Pautremat, notre Rédacteur en chef, (mail: p.lepautremat@orange.fr ,Tel : 06 15 75 13 20) et l'équipe de rédaction, nous serons heureux d'échanger avec vous.
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Rendez-vous au 24 août prochain avec le n°145

Croyez à l'engagement des équipes d'espritcors@ire et d'ESPRITSURCOUF.
Veillez à rester en bonne santé et à conserver le moral.
N'oubliez pas votre masque et faites le porter autour de vous.


René Occhiminuti
Directeur de la publication
ESPRITSURCOUF

lundi 24 août 2020

Stéphane BOUILLON, ancien Préfet de notre région (2018), nommé SGDSN

Décret du 29 juillet 2020 portant nomination du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale - M. BOUILLON (Stéphane)

(source intégrale : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042170841&dateTexte=&categorieLien=id)

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre,
Vu la Constitution, notamment son article 13 ;
Vu le code de la défense, notamment ses articles R.* 1132-1 et suivants ;
Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, notamment son article 25 ;
Vu le décret n° 85-779 du 24 juillet 1985 modifié portant application de l'article 25 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée fixant les emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du Gouvernement ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :
Article 1

M. Stéphane BOUILLON, préfet hors classe, est nommé secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, à compter du 17 août 2020.

vendredi 10 juillet 2020

Prospective de défense : « Prévoir » ne suffit plus


Un article d'Olivier Zajec, Maître de conférence en science politique, Directeur de l’Institut d’Études de Stratégie et de Défense (IESD) à la faculté de droit de l'université Jean Moulin Lyon-III, dans la revue DSI de mai-juin 2020. Olivier Zajec était intervenu lors de notre colloque Défenses et Sécurité du 4 juin 2019


Révélatrice des nouvelles lignes de fracture de l’ordre international, la pandémie actuelle est aussi un accélérateur de ruptures géopolitiques, dont certaines couvaient depuis la fin des illusions néo-­idéalistes des années 1990. La souplesse acrobatique des repositionnements intellectuels en cours (frontières, puissance, souveraineté, rôle de l’État) est l’un des signes que le « monde d’après » a commencé. Les enjeux sont gigantesques.
Dans un tel contexte, les fondements de la stratégie reviennent à la mode chez les adeptes repentis de la gouvernance managériale. L’« ère postclausewitzienne » est bien terminée, du moins pour ceux qui avaient eu la naïveté d’y croire, même un instant. Anticiper, planifier, s’adapter : les études prospectives se multiplient à propos des conséquences de la crise. Une « projection vers l’avant » sanitaire, mais aussi économique, financière, industrielle, assurantielle et sociale. Dans ce contexte d’introspection douloureuse, qu’en est-il de la prospective de défense ?
L’un des paradoxes du moment actuel est justement que, contrairement aux visions managériales irénistes de certains analystes hier encore partisans de l’externalisation systématique et de la désindustrialisation compétitive, les prospectivistes de la défense ont généralement été assez lucides. Les exercices de type livre blanc des dernières années ont, sans se lasser, mentionné l’importance d’une base industrielle et technologique de défense et de sécurité (BITDS) autonome, la nécessité de préserver les compétences humaines et technologiques nationales, ou la centralité du concept de rupture stratégique. Dans le Livre blanc de 2008, le risque de pandémie était ainsi associé à une probabilité « moyenne ». La lecture du document est frappante. Tout y est : « Sur les quinze années à venir, l’apparition d’une pandémie est plausible […] à forte contagion et à forte létalité, [elle] s’étendrait sur une durée de quelques semaines à quelques mois, en plusieurs vagues […], [remettrait] en cause le fonctionnement normal de la vie nationale et des institutions […]. » Les réponses ? «  […] une mobilisation et une coordination élevées de moyens tant civils que militaires, […] un effort continu de recherche, de développement et de production de produits de traitement, […] la sensibilisation précoce de la population […] la constitution de stocks nationaux correspondant aux principaux risques sanitaires […] (1) » Le Livre blanc de 2013, moins précis, mentionne néanmoins le risque « d’une nouvelle pandémie hautement pathogène et à forte létalité résultant, par exemple, de l’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces ou d’un virus échappé d’un laboratoire de confinement (2) ». Le gouvernement se doit de réagir en amont, écrivaient les rédacteurs (3). Quant à la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale de 2017, plus sobre, elle souligne que le « risque d’émergence d’un nouveau virus […] est réel (4) » et le rôle qui pourrait être celui du Service de santé des armées, sans entrer dans les détails.
Depuis 2008 au moins, les réponses étaient donc connues : « [La France] créera des stocks européens de médicaments et coordonnera la gestion des diverses protections nécessaires (NRBC notamment). (5) » C’est à ce point que le problème apparaît. Il n’est pas spécifiquement français : l’ensemble des pays européens est peu ou prou affecté de ce mal étrange qu’est la paralysie évocatoire. En matière de défense et de sécurité, tout se passe trop souvent comme s’il suffisait de mentionner un problème pour l’avoir résolu. Le passage d’une analyse lucide à une stratégie de préparation volontariste et concrète ne se fait pas, ou trop tard. Par manque de courage, par incompétence parfois, par idéologie souvent, les exercices de prospective sont oubliés aussitôt rédigés. Il existait 1,6 milliard de masques en France en 2010. Et 150 millions l’année dernière. Le Livre blanc de 2008 évoquait pourtant, on l’a vu, l’obligation de « la planification de la vie nationale en situation de pandémie […], la constitution de stocks nationaux correspondant aux principaux risques sanitaires  ». À la place s’est opéré un transfert de responsabilité justifié par une compréhension néo­libérale du rational choice, comme l’a reconnu l’actuel ministre de la Santé : « À l’époque […] la production de masques était gigantesque, notamment en Chine et [l’on considérait] qu’on pourrait s’alimenter en temps venu. (6) »
Appliquons ce raisonnement aux stocks de munitions, au format de la flotte française d’avions de combat, à celui des effectifs de l’armée de Terre, au nombre de frégates de la Marine, aux logiciels de cyberdéfense des services de renseignement, aux investissements d’avenir en matière de défense, à l’état actuel du Service de santé des armées. À quoi sert une prospective de défense lucide, si son application en termes de politique publique n’est pas considérée comme obligatoire ? « Le malheur est notre destin, écrivait Jean-Pierre Dupuy dans Un catastrophisme éclairé (2002), mais un destin qui n’est tel que parce que les hommes n’y reconnaissent pas les conséquences de leurs actes. C’est surtout un destin que nous pouvons choisir d’éloigner de nous. » En matière de défense, comme dans tout ce qui touche aux fonctions régaliennes non substituables, la figure lisse du gestionnaire est démonétisée. Le « retour de l’État » tant claironné, s’il advient, sera celui d’une vertu oubliée, la résolution, que Clausewitz définit comme le courage envers la responsabilité. En matière stratégique, l’incantation prospective ne suffit plus.
Notes :
(1Défense et Sécurité nationale. Le Livre blanc, 2008, p. 164.
(2 Livre blanc. Défense et Sécurité nationale, 2013, p. 46.
(3Ibid., p. 42.
(4Revue stratégique de défense et de sécurité nationale, 2013, p. 31.
(5Défense et Sécurité nationale. Le Livre blanc, 2008, p. 162.
(6) Olivier Véran, audition lors de l’examen du projet de loi d’urgence au Sénat, vendredi 20 mars 2020.
Légende de la photo ci-dessus : Des camions de l’Esercito italienne transportant des morts dus à la pandémie de COVID partent de Bergame pour les crématoriums, le 4 avril. (© Philippo Rubin/Shutterstock)

jeudi 2 juillet 2020

Quel modèle d'armée pour la France ? Audition devant la commission de la Défense et des forces armées de l'Assemblée nationale

Quel modèle d'armée pour la France ? Audition devant la commission de la Défense et des forces armées de l'Assemblée nationale


Un modèle d’armée n’est normalement 
que l’instrument de ce que le 
général de Gaulle appelait une 
«grande stratégie», c’est-à-dire 
une vision de ce que veut être 
la France dans un contexte 
international donné. Sa constitution 
est fondée sur des hypothèses 
d’emploi et à l’instar d’un paradigme 
scientifique, ce modèle doit être 
considéré comme valable tant qu’il 
est capable de répondre aux problèmes 
importants qui se posent. 

Lorsque ce n’est plus le cas, en général parce que le monde s’est transformé, 
il s’avère nécessaire d’en changer.

La France de la Ve République a ainsi connu plusieurs époques stratégiques. 
La première, brève mais douloureuse, a consisté à gérer la fin de la décolonisation. 
Ce n’est qu’ensuite qu’il a été possible de remettre à plat notre vision du monde, 
les missions probables des armées et à partir de là de construire un nouveau modèle 
de forces.

(...)

mardi 30 juin 2020

Le régiment médical (RMed) de la Valbonne félicité par le général LOIACONO

Le mercredi 24 juin 2020, le général de corps d’armée Philippe LOIACONO a rendu visite au régiment Médical (RMed) de la Valbonne afin de féliciter les soldats engagés dans l’opération Résilience.
Le général, commandant la zone terre sud, a tenu à souligner l’excellence du travail accompli et l’engagement sans faille des militaires du RMed.



Après l’annonce présidentielle de mesures d’urgence face à la propagation du virus fin mars, tous les militaires du régiment médical se sont mis en alerte dans l’attente d’être mobilisés. En quelques heures, les logisticiens et les auxiliaires sanitaires ont pris la route pour les différentes missions de lutte contre la propagation du virus des Armées.
EMR : 36 militaires du RMed ont été projetés pour le maquettage (Orléans), le montage et le service au sein de l’élément militaire de réanimation (EMR) de Mulhouse. Pendant 2 mois, en plus de l’appui des équipes médicales du service de santé des Armées (SSA), les soldats du RMed ont assuré des missions de protection, de logistique et d’alimentation en énergie et en eau de la structure médicale militaire.
ERSA : Deux détachements sont allés en renfort des établissements de ravitaillement de santé des Armées (ERSA) de Marseille et de Vitry le François. Une douzaine de militaires ont tenu la fonction de magasiniers santé. Cet appui logistique a permis aux équipes médicales de se reconcentrer sur les services surchargés des centres hospitaliers.
CTSA : Au centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) de Clamart, 3 magasiniers ont assuré la gestion de stocks et des livraisons de poches de sang au profit des hôpitaux militaires de la région parisienne.
HIA PERCY : Une dizaine d’auxiliaires sanitaires sont allés renforcer les rangs de l’hôpital d’instruction des Armées de Percy, dans les services courants afin de soulager les équipes soignantes.
BSPP : 25 militaires ont été déployés au sein de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Ils ont été intégrés au sein des équipes d’intervention pendant plusieurs semaines. Grâce à leur formation en secourisme au combat, les soldats du RMed ont pu intégrer les rangs de la BSPP immédiatement et être très rapidement opérationnels.
MMR : Un détachement d’un quinzaine d’auxiliaires sanitaires sont en ce moment déployés à Mayotte au sein module militaire réanimation (MMR) dans le cadre de la poursuite de l’opération Résilience.
En plus de Résilience, le RMed a continué à assurer ses engagements opérationnels courant pour les opérations intérieures comme Sentinelle en France, ainsi que les opérations extérieures, comme à Barkhane au Sahel.

Les soldats du Régiment Médical de la Valbonne seront mis à l’honneur lors de la célébration de la Fête Nationale à Paris pour leur engagement pendant la crise du COVID.